En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre entité ainsi que par des tiers afin de vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts, la possibilité de partager des articles sur les réseaux sociaux, et la réalisation de statistiques d'audiences.

Plus d'informations sur les cookies
OK
<Calendrier>
Juillet 2018
ÉNERGIES RENOUVELABLES

Si ce sujet actuel
vous intéresse
Cliquez sur ce texte

VIDEO EXCLUSIVE

La Vallée du Sausseron
comme vous ne l'avez
jamais vue


Un DVD 
exceptionnel

L'éolien, parlons-en !

Amis du Vexin Français

L'Association des Amis du Vexin Français, créée en 1967 sous l'impulsion de Jacques DUPÂQUIER, entretient des relations étroites avec la SVS. Dans le but de nous renforcer mutuellement, il existe une cotisation commune.

Communauté de Communes de la Vallée du Sausseron

La Communauté de Communes de la Vallée du Sausseron regroupe 12 communes du Parc Naturel Régional du Vexin français: Arronville, Berville, Ennery, Epiais-Rhus, Génicourt, Hérouville, Labeville, Livilliers, Menouville, Nesles-la-Vallée, Vallangoujard.

 

Les énergies renouvelables, mythes et réalités
 
les Énergies renouvelables ? mythes et rÉalites
 
Cet  article est le premier d'une série de mises au point critiques, consacrées par le Docteur Daniel Amiot, Président de la SVS et Vice-président des Amis du Vexin aux énergies renouvelables. Le vent et le solaire vont suivre.
 
 
 
AGROcarburants et biocarburants*
 
 
 
Qu'est-ce qu'un biocarburant ?
 
Le terme d’agrocarburant, préféré des écologistes, a le mérite de mettre en avant la primauté des cultures agricoles intensives dans les projets actuels des gouvernements.
Le biocarburant est un combustible liquide obtenu, après des traitements divers, à partir de cultures ou de végétaux. Il existe trois filières :
 
1 -  les combustibles d’origine oléagineuse
Cesont les huiles extraites du colza, du tournesol, du soja, de palmiers :        
            - "huile pure"
            produit direct du pressurage de la graine (colza ou tournesol) qui peut s'utiliser directement dans un moteur diesel.
            -  Ester Méthylique d'Huile Végétale (EMHV),
            obtenu en estérifiant l’huile avec de l'alcool méthylique. Cette réaction crée un sous-produit : le glycérol ou glycérine.
            L'EMHV n’est pas utilisé pur mais sous forme de diester ou biodiesel (mélange avec le diesel dans des proportions de 5 à 30%)
 
2 - les combustibles à partir de vétaux dont la fermentation produit de l’alcool ( éthanol, méthanol ).
Ce sont toutes les cultures sucrières (betterave, canne à sucre) et celles qui donnent de l'amidon (blé, maïs) dont l’hydrolyse produit du sucre :        
            -  alcools utilisés purs (comme au Brésil)
            Ils imposent une modification des moteurs des voitures (flexfuel ou véhicules à carburant modulable : VCM). Le mélange avec15% d’esssence (Ethanol 85 ou E85), disponible en France, devrait être généralisé à l’horizon 2010.           
            - Ethyl Tertio Butyl Ether (ETBE), et Méthyl Tertio Butyl Ether (MTBE), obtenus par réaction avec l'isobutène ou isobutylène (C4H8) produit pétrolier obtenu en raffinerie. L’ETBE doit être mélangé à l’essence.
                                                                                                          
3 - les combustibles obtenus à partir du mÉthane contenu dans le biogaz.
Le biogaz résulte de la fermentation anaérobie de matériaux organiques : déchets alimentaires, déchets de bois, produits et résidus de culture (paille).
Le biogaz est obtenu à partir de matériaux organiques placés dans une enceinte à l'abri de l'air et en présence de bactéries qui vont les décomposer. 
Le méthane, qui représente 50% à 90% du gaz dégagé par la fermentation, en est extrait. Le reste gazeux est essentiellement du CO2 et de la vapeur d'eau.
Le méthane peut provenir de gisements de gaz naturel et être utilisé pur (GNV, gaz naturel véhicule) ou transformé industriellement en combustible liquide.
 
Les "co-produits" ou "sous-produits"
 
Ces diverses filières peuvent fournir des "co-produits", inévitables mais utilisables dans certains cas. Ils devront être pris en compte dans le calcul de la valeur énergétique du produit noble.
            - tourteaux, source de protéines, par broyage des graines de colza ou de tournesol, qui servent à l'alimentation animale.
            -  glycérine, utilisée en chimie.
            -  pulpes et vinasses après fermentation du jus de betterave.
            - drèches, résidus solides du blé dont les formes séchées, riches en protéines, servent à l’alimentation du bétail.
 
Les biocarburants peuvent-ils remplacer le pétrole ?
 
En 2005, notre pays a consommé 92,1 millions de tonnes de pétrole, dont 48,9 millions de tonnes pour les transports (plus de la moitié de notre consommation de pétrole totale).
Remplacer le pétrole, par des biocarburants écologiquement et économiquement justifiés, appelle de nombreuses remarques :
1 – Les surfaces de terre arable à cultiver doivent être considérables
Sur la base des rendements bruts des cultures utilisées pour les diverses filières on peut imaginer les surfaces à exploiter pour remplacer l'intégralité du pétrole utilisé pour les transports, soit environ 50 millions de tonnes (50 Mtep) :
 
Filière
Culture initiale
Poids brut de carburant obtenu par hectare (tonnes)
tonnes équivalent pétrole par tonne de carburant
Energie brute produite par Ha (tonnes équivalent pétrole)
Nombre minimum de km2 mobilisés pour produire 50 Mtep
en % du territoire français
en % des superficies cultivées 1997
Huile
Colza
1,37
1
1,37
365.000
66%
232%
Huile
Tournesol
1,06
1
1,06
472.000
86%
300%
Ethanol
Betterave
5,78
0,69
3,98
125.500
23%
80%
Ethanol
Blé
2,55
0,69
1,76
284.000
52%
183%
 
Tableau n°1 ( rapport DIREM/ADEME sur les biocarburants, 2003)
 
On constate que les huiles, utilisables pures ont le plus mauvais rendement brut et que les pourcentages des surfaces cultivées nécessaires, pour une production brute de colza ou tournesol, sont considérables et irréalistes.
2 - Les étapes qui permettent de passer de la plante au carburant exige une "consommation intermédiaire" d'énergie : production d’engrais, utilisation d'engins agricoles, traitements après la récolte, transports etc. L’intérêt de la betterave, dont le rendement est meilleur dans la consommation de surfaces agricoles, doit aussi être relativisé. 
3 - Les "biocarburants", sauf les huiles, sont des additifs aux produits pétroliers qu’ils ne remplacent pas.
4 - L'alcool pur, nécessite une modification des moteurs et un remplacement du parc automobile.
5 - Les "co-produits" ou "sous-produits" (paille, tourteaux, drèches, vinasses) sont inévitables mais utilisables pour l'alimentation animale des élevages hors sol. Tant que les élevages bovins ou porcins sont importants, ces produits ont pour le moment une grande valeur. Il n’en sera pas de même dans l’avenir ou la limitation des émissions de gaz à effet de serre imposera parallèlement au développement des biocarburants, la diminution de la taille des cheptels et des élevages industriels !
Les "sous-produits" deviendraient des déchets nuisants et coûtants.
6 - L’évaluation du rendement, du coût et du bénéfice énergétique des biocarburants est délicate
Aucune règle évidente ne préside à des évaluations qui dépendent de nombreux paramètres certes écologiques mais aussi économiques et politiques !
Le coût et le rendement des biocarburants, denrée éminemment politique, sont liés aux aléas réglementaires et fiscaux.
Les dispositifs fiscaux (TIPP et TGAP), élaborés pour permettre aux biocarburants, plus chers à produire que le pétrole, d’être concurrentiels, créent, en fonction du prix du pétrole une rente indue pour leur filière, ce qui fausse actuellement les appréciations.
Le calcul du rendement d’un biocarburant doit prendre en compte le "poids" des sous-produits.
            1 - pour le colza et le tourteau, le sous-produit représente plus de 50% du poids de la graine.[1] Il conviendrait donc d’affecter à l’huile, un peu moins de 50% de l'énergie nécessaire à la fabrication des engrais et à l'utilisation des engins agricoles.
 
            2 - pour les betteraves, les pulpes représentent environ la moitié de la matière sèche totale, l'autre moitié étant du sucre. Après la fermentation, les vinasses déshydratées et autres sous-produits représentent, encore, quelques dizaines de pourcent du poids de ce qui est obtenu après la distillation qui consomme énormément d'énergie.
 
Si on affecte au biocarburant l'ensemble des consommations intermédiaires[2] d’énergie, on aboutit à des productions nettes très inférieures, quasi-nulles, pour l'éthanol à base de blé.
Pour la betterave les procédés intermédiaires exigent beaucoup d’énergie. La distillation, faite avec des combustibles fossiles (gaz ou fioul) est gourmande en énergie.
On doit y ajouter l'énergie nécessaire à la fabrication des engrais et au fonctionnement des engins agricoles.
 
Filière
Culture initiale
Energie brute produite par Ha (tonnes équivalent pétrole)
Energie nécessaire pour les engrais, la culture et la distillation (tonnes équivalent pétrole par ha)
Energie nette produite par Ha (tonnes équivalent pétrole)
Nombre minimum de km2 mobilisés pour produire 50 Mtep
en % du territoire français
en % des superficies cultivées 1997
Huile
Colza
1,37
0,50
0,87
574.000
104%
365%
Huile
Tournesol
1,06
0,29
0,77
648.000
118%
413%
Ethanol
Betterave
3,98
3,22
0,76
660.000
120%
420%
Ethanol
Blé
1,76
1,72
0,04
14.800.000 !
2700%
9400% !
 
Tableau n°2
 
 
Toutes les cultures, sauf le blé, sont proches restituant
une énergie nette d’environ 0,75 tonne d’équivalent pétrole par hectare.
 
 
Pour produire 50 millions de tonnes équivalent pétrole, il faudrait mobiliser
3 à 4 fois les terres agricoles actuelles.
 
Pour couvrir avec des biocarburants 10% de la consommation actuelle des transports, sans parler du chauffage, il faudrait mobiliser 30 à 40% des terres agricoles actuelles !
 
Il est donc évident que les filières actuelles des biocarburants ne peuvent être substituées significativement à notre consommation actuelle de pétrole.
 
Peut-on se passer du pétrole pour fournir l’énergie intermédiaire ?
 
Empruntons à Jean-Marc Jancovici ses remarques pertinentes sur la possibilité ou plutôt l'impossibilité de recourir pour l’énergie intermédiaire à d’autres sources que les hydrocarbures.  
Il faudrait pour cela :                             
            -  supprimer les forêts françaises, pour libérer 10 millions d'hectare de terres arables
            -  tout planter en betteraves sucrières
            - utiliser les centrales nucléaires pour fabriquer l’hydrogène, indispensable à la fabrication des engrais, et pour fournir les calories des traitements thermiques intermédiaires : distillation, séchage, etc.
 
Sauf à supprimer forêts et prairies, un plan, aussi ambitieux que déraisonnable, ne permettra jamais d'obtenir l'équivalent de la consommation pétrolière actuelle. Pour obtenir 50 Mtep de biocarburants, il faudrait disposer d'une quantité d'énergie calorifique du même ordre de grandeur, soit quelque chose comme 40 réacteurs nucléaires supplémentaires !
 
La filière biogaz, avec le procédé[3] (Fischer-Tropsch) qui permet d'obtenir des carburants liquides identiques à l'essence, butte sur les mêmes limitations : avec des rendements nets compris entre 1 et 2 Tep à l'hectare, pour obtenir 20 millions de Tep (soit 50% des carburants routiers actuellement) il faut 10 millions d'hectares, soit l'ensemble de la superficie forestière actuelle.
 
Les biocarburants ne permettront jamais de conserver l'abondance actuelle des carburants liquides.
Remplacer 20% des carburants routiers actuels par des biocarburants, 
soit 15 Mtep environ, semble l’hypothèse la plus optimiste
 
En cultivant les 1400 millions d’hectares de terres arables disponibles dans le monde[4], on produirait sur la base d’une tonne de carburant par hectare, 1400 Mtep alors que la consommation mondiale est de 3500 millions !
40% des véhicules conduits par des affamés pourraient rouler aux biocarburants !
 
 
Manger ou rouler ? il faut choisir !
 
Pour nourrir 9 milliards d’humains en 2050, il faudra doubler la production alimentaire, alors que les terres arables se raréfient.
"Remplir le réservoir d’un 4x4 avec 95 litres d’éthanol pur nécessite environ 204 kg de maïs, soit suffisamment de calories pour nourrir une personne pendant un an" constatent Ford Runge et Benjamin Senauer, professeurs d'économie à l'université du Minnesota.
La décision des Etats-Unis d’augmenter la culture du maïs de 5 millions d’hectares en 2007 pour rouler à l’éthanol ne sera pas sans effet sur le cours du maïs. Un grand risque est la flambée, déjà amorcée, des prix du maïs et du blé, qui poussera mondialement aux monocultures intensives dévastatrices de l’environnement.
Ce projet des Etats-Unis, sur l’exemple du Brésil, maintenant suivi par le Canada, de développer mondialement une production d’éthanol n’est ni un projet d’économie d’énergie ni de lutte contre l’effet de serre (dont on a vu le caractère mineur). L’objectif réel est de substituer le "pétrole vert" au pétrole fossile dans une stricte perspective d’indépendance économique très dangereuse écologiquement.
 
Les impacts sociaux et environnementaux d’une substitution de 20% seront considérables et probablement très négatifs : monocultures, déforestations, érosion des sols, engrais, pesticides, diminution des ressources alimentaires…etc.
 
Il est donc évident que l’éthanol, dont le rendement énergétique est médiocre par rapport à celui du biodiesel, ne peut être considéré comme un substitut au pétrole en l’absence d’économies drastiques d’énergie. Notre consommation énergétique continue d’augmenter de 1% par an alors que l’objectif inscrit dans la loi devrait être une réduction de 2% ! Nous en sommes bien éloignés.
 
La recherche doit s’orienter vers des biocarburants de deuxième génération : utilisation de matières organiques (carcasses, déchets, huiles usagées), de résidus non comestibles (tiges de maïs, paille, sciure, déchets agricoles et forestiers) ou de cultures spécifiques : miscanthus, swichgrass, jojoba, peuplier, saule, robinier. Cette recherche demandera des années et seules les économies d’énergie peuvent en être le relais.
 
Les biocarburants sont-ils propres, sans effet de serre et non polluants ?
 
Les biocarburants sont réputés propres n’engendrant pas d’émissions de CO² fossile. Malheureusement la production d'énergie totalement "propre" n'existe pas et celle des biocarburants n’y échappe pas car
 
- les consommations d’énergie intermédiaires (tracteur, distillation) qui recourent aux énergies fossiles, produisent du CO².
- les champs sont fertilisés avec des engrais, produits de l’industrie agrochimique, source de gaz à effet de serre. Les engrais azotés sont faits avec du gaz naturel comme matière première,
- leur épandage est source d’un gaz à effet de serre : le protoxyde d’azote (N2O),
- la mise en culture des prairies libère du carbone du sol donc du CO2. Le sol des prairies stocke 3 fois plus de carbone qu'un sol cultivé. En les mettant en culture on conduit à des libérations de CO2. La culture sur jachères du maïs destiné à fabriquer de l’éthanol aggravera l’augmentation en CO2 dont il est démontré que les terres cultivées en absorbent moins que les herbages.
- bien que la combustion de carburant "vert" dégage des gaz à effet de serre (N2O, CH4) en quantité supérieure à un litre d'essence, leur incidence est mineure, comparées au CO2.
 
 
Les impacts environnementaux, autres que ceux liés à l’effet de serre, ne doivent donc pas être négligés : la culture du maïs, très productrice d’azote, polluant principal des cours d’eau et des nappes phréatiques, exige beaucoup d’herbicides, d’insecticides et d’eau.
 
"En fait, si 10 % de tout le carburant utilisé était de l'éthanol fabriqué à base de maïs, les émissions de gaz à effet de serre du Canada diminueraient d'environ un pour cent", affirme Frédéric Forge[5] dans une étude récente prenant en compte l’ensemble du procédé de fabrication de l’éthanol.
 
Il convient donc de relativiser sérieusement l’argument de limitation de l’effet de serre.
 
Une étude de Mark Jacobson[6], publiée en avril 2007 dans la revue Environmental Science & Technology, accuse même l'éthanol de polluer l’air de façon plus importante que l’essence.
Partant de la dégradation de la qualité de l'air au Brésil avec la large diffusion de l'éthanol, Mark Jacobson a envisagé deux scénarios hypothétiques pour 2020 aux Etats-Unis, suivant que l'ensemble du pays roule à l'E85 ou entièrement à l’essence.
Le résultat est inquiétant puisque l'E85 présenterait "un risque égal voire plus grand pour la santé publique que l'essence seule" selon le scientifique.
La hausse de la mortalité serait de 4% sur l'ensemble des Etats-Unis et de 9 % à Los Angeles (où la géographie n'est pas favorable à la dispersion des polluants).
Si l'E85 génère moins de benzène et de butadiène, qui accroissent l'effet de serre, il augmente les concentrations d'acétaldéhyde (éthanal) et formaldéhyde (méthanal), composés organiques volatils (COV) précurseurs de l'ozone troposphérique.
C’est l’augmentation de l’ozone qui serait responsable d'une augmentation du nombre d'hospitalisations dû à l'affaiblissement du système immunitaire et aux cas d'asthme.
Le taux de cancer ne serait pas différent de celui attribué à l'essence.
 
 
Quelle place pour les biocarburants en france ?
 
Ces réserves objectives sur l’intérêt réel des biocarburants ne militent pas pour l’abandon d’une filière sur laquelle il faut poursuivre, sans a priori idéologique, les recherches scientifiques. La place est à une "deuxième génération" de biocarburants, utilisant l’intégralité des plantes et privilégiant des cultures écologiques, sobres en énergie intermédiaire.
 
La production de plusieurs millions de tonnes de biocarburants en France peut toutefois être envisagée sans crainte d’effets délétères sur nos environnements et nos espaces agricoles.
Sachant que la consommation de produits pétroliers par l'agriculture est de l'ordre de 4 Mtep dans notre pays, l’Etat se devrait de favoriser une production équivalente de biocarburants réservée au fonctionnement des véhicules et engins agricoles. Des cultures sur place limiteraient les transports dévoreurs de pétrole.
La solution intéressante serait donc d’utiliser les huiles végétales brutes (HVB[7] de tournesol, colza ou autres oléagineux) en circuit court : les agriculteurs produisant leur carburant pour les engins agricoles dont les moteurs diesels fonctionnent à l’HVB.
Dans ce contexte, le bilan contre l’effet de serre de cultures d’oléagineux, serait excellent.
 
Reste cependant à régler le problème fiscal. Il peut l’être en transposant aux huiles végétales un privilège équivalent à celui des bouilleurs de cru et en limitant l’utilisation de l’HVB au matériel agricole.
On aiderait une profession menacée à amortir les variations de prix du pétrole en se protégeant contre l’augmentation inéluctable et indispensable de la facture pétrolière. Tout le monde y gagnerait, sauf l’Etat, si ce biocarburant était détaxé !
 
 
 
Un impératif incontournable : économiser l’énergie
 
Les biocarburants ne sont pas une énergie substitutive miracle au pétrole. Avant de décider le "tout éthanol", dans une précipitation consumériste et le souhait illusoire d’indépendance économique, il conviendrait que les Etats en apprécient scientifiquement les avantages et les inconvénients. Les biocarburants doivent être perfectionnés en privilégiant la recherche scientifique à l’angélisme écologique. Ils ne doivent pas être considéré comme un "toujours plus" d’énergie mais s’inscrire dans un programme d’économie d’énergie dont on semble encore bien éloigné.
 
La seule énergie propre est celle qu’on ne consomme pas.
 
  
 
Daniel Amiot
Président SVS
 
 
Bibliographie
 
Que pouvons nous espérer des biocarburants ? Jean-Marc Jancovici www.manicore.com - décembre 2004
Le rendement énergétique des biocarburants fait débat- le Monde, jeudi 11 janvier 2007
L’éthanol contre l’éthanol ? Le Monde, mercredi 24 février 2007
Manger ou rouler : faut-il choisir ? Le Monde samedi 7 avril 2007
Les biocarburants polluent aussi - Le Monde, mardi 24 avril 2007
La bataille des biocarburants – Gaëlle Dupont, Le Monde, mardi 15 mai 2007
 
 
 

* Le terme d’agrocarburant semble mieux rendre compte actuellement de la réalité du problème tel qu’il se profile mondialement : développer des cultures intensives, plus rentables, au dépends des cultures à visée alimentaire.   
[1]Source Prolea (La filière française 
[2]Cette affectation est logique si on admet que l'élevage industriel des animaux ne devrait pas croître dans un monde qui devra se passer de pétrole et ou les sous-produits seraient de peu de valeur face à une production de biocarburants multipliée par 10 ou 50.
[3] La réaction d’hydrogénation du monoxyde de carbone, appelée synthèse Fischer-Tropsch (FT), conduit à une grande diversité de produits principalement des alcanes, des oléfines et des alcools
[4] Source FAO
[5] Département des sciences et de technologie de la Bibliothèque du Parlement
[6] Spécialiste en chimie atmosphérique à l'université de Stanford (Californie)
[7] HVB : Huile Végétale Brute
 
 
Ajouter un commentaire - 2 commentaires
80269 visites

COORDONNÉES

     

Festival du Vexin 2015

 

P.F. JOY ARCHÉOLOGUE


Cliquez sur l'archéologue

Retrouvez les photos de P.F. Joy
 dans la

CARTE ARCHÉOLOGIQUE
DE LA GAULE

Pré-inventaire chronologique
publié sous la responsabilité
de Michel Provost
Professeur d'histoire
à l'Université d'Avignon

Maisons paysannes de l'Oise

 

Maisons traditionnelles,maisons anciennes,maisons paysannes
les connaitre,les préserver,et les restaurer

Vous avez une maison paysanne dans l'Oise, n'hésitez pas à consulter les bénévoles de l'association. Cliquez sur le livre pour consulter le site MPO.

Parcs et jardins du Val d'Oise

Cliquez pour une visite des parcs et jardins remarquables du Val d'Oise

a3w.fr © 2018 - Informations légales - sauvegarde-sausseron.a3w.fr